Par René DOKOU, le 07 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Protection de la femme, en collaboration avec l’UNFPA et l’UNICEF, a officiellement lancé une campagne de sensibilisation contre les grossesses précoces et le mariage des enfants ce mercredi à Asrama, localité située dans la commune Haho 2, à 30 km de la ville de Notsè(préfecture de Haho).
Cette initiative vise à éradiquer les pratiques néfastes qui entravent l’épanouissement des jeunes filles et à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre. Plusieurs autorités locales et représentants d’organisations internationales ont marqué leur présence à cette cérémonie.
Parmi les personnalités présentes figuraient Dr. Ali Faré, magistrat, juge des enfants au tribunal de Notsè ; Awo Tchangani, préfet de Haho ; Dr. Nakou Fogan Pascal, représentant de la ministre de l’Action sociale, Kossiwa Zinsou Klassou ; Bagré Arsène, chef de section Protection de l’enfant à l’UNICEF ; Kakadi Dopo, directeur préfectoral de l’Action sociale de Haho ; Ahé Kokouvi Dodji, directeur régional de l’Action sociale dans la région des Plateaux ; et le directeur préfectoral de la Santé de Haho.
Les chefs traditionnels, dont Togbui Edoh Komlanvi Mawuko II, Chef canton d’Asrama, ainsi que les maires et responsables locaux, ont également pris part à l’événement.
Les discours ont mis en lumière les dangers des mariages forcés et des grossesses précoces, avec un hommage poignant à Agnon Justine, une adolescente de 14 ans qui s’est suicidée après avoir été contrainte à un mariage forcé dans le mois de décembre 2024.
« La loi existe, mais certains ignorent encore ses implications. Il faut sensibiliser toutes les couches sociales pour mettre fin à ces pratiques », a déclaré Dr. Nakou Fogan Pascal, représentant de la ministre.
Le chef canton d’Asrama, Togbui Edoh Komlanvi Mawuko II, a exhorté la communauté Adja à abandonner ces coutumes qui freinent l’éducation des jeunes filles. Les participants ont prêté serment devant les autorités pour s’engager contre ces pratiques.
Le préfet de Haho, Awo Tchangani, a réaffirmé sa détermination : « Aucune fille ne sera victime de mariage forcé dans notre préfecture. »
Cette campagne s’inscrit dans une dynamique nationale pour protéger les droits des enfants et promouvoir l’égalité des genres. Des actions de terrain, incluant des ateliers et des programmes éducatifs, seront déployés dans les prochains jours dans plusieurs localités du Togo.
ABOTSIGAN Joseph
















