Par René DOKOU, le 09 Avril 2025
(IMPARTIAL ACTU)- L’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) a exprimé son indignation face au traitement infligé au journaliste Albert Agbeko, directeur de publication du média en ligne Togoscoop.tg, lors d’une mission de reportage à Tsevié dans le cadre de la révision des listes électorales dans la zone.
Le mardi 8 avril 2025, alors qu’il effectuait une visite au centre de recensement situé à l’École primaire catholique Saint Jean, le journaliste a été interpellé par des éléments des forces de l’ordre après avoir pris des photos à des fins professionnelles. Malgré le fait qu’il ait signalé sa présence au président du centre et montré sa carte de presse, les policiers lui ont ordonné de supprimer les clichés et l’ont conduit au commissariat.
L’UJIT dénonce fermement cet acte qu’elle juge inacceptable et injustifié. Selon l’organisation, le confrère Agbeko n’agissait ni dans la clandestinité ni en violation des règles, ce qui rend la réaction des forces de sécurité d’autant plus choquante.
Dans son communiqué signé par le Secrétaire général Elikplim K. Goka-Adokanu, l’UJIT déplore que de tels incidents continuent de se produire à un moment où le Togo vit un tournant démocratique majeur. L’organisation appelle le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à rappeler aux agents de sécurité leurs responsabilités et leurs limites, notamment dans les centres de recensement et, plus tard, dans les bureaux de vote.
En conclusion, l’UJIT lance un appel à tous les journalistes pour qu’ils restent fidèles aux principes déontologiques du métier, tout en saluant leur résilience et leur engagement, malgré les conditions souvent difficiles dans lesquelles ils exercent.
L’intégralité du communiqué
(Portant dénonciation des scènes de harcèlement subies par le confrère Albert Agbeko)
L’Union des journalistes indépendants du Togo (Ujit) a appris avec effarement et incompréhension le traitement inacceptable auquel des forces de l’ordre ont soumis le confrère Albert Agbeko, directeur de publication de Togoscoop.tg, sur un lieu de reportage dans le cadre de la révision des listes électorales dans la zone.
Selon les témoignages du confrère, après qu’il a pris des photos au cours de sa visite le mardi 8 avril 2025, dans le centre de recensement de l’Ecole primaire catholique Saint Jean à Tsevie, il a été interpellé par des agents des Forces de police présentes sur les lieux. Elles lui ont intimé l’ordre de supprimer les photos prises et a été conduit au commissariat.
L’UJIT condamne sans retenue ces événements qui sont inacceptables, étant entendu que le confrère Agbeko n’agissait pas en cachette, qu’il a signalé préalablement son arrivée dans le centre au président et qu’il a montré sa carte de presse.
L’UJIT regrette que de tels événements dont notre pays n’a pas besoin se produisent encore en ces moments de tournant historique.
Elle invite le président de la Ceni à rappeler aux forces de l’ordre leurs prérogatives dans les centres de recensement et plus tard de vote afin que plus aucun journaliste ne soit soumis à de telles scènes de harcèlement.
L’ujit saisit l’occasion pour inviter les confrères à rester attachés aux règles du métier et les félicite pour tous les efforts en vue de collecter et de diffuser l’information, en dépit des conditions matérielles et financières difficiles.
Fait à Lomé, le 9 avril 2025
Le Secrétaire Général
Elikplim K. GOKA-ADOKANU
















