Par René DOKOU, le 08 Avril 2024
(IMPARTIAL ACTU)- Les parlementaires de la CEDEAO participent depuis jeudi 04 avril 2024 à Abuja (Nigeria), aux travaux de la 6ème législature de la communauté. La cérémonie inaugurale a été présidée par Monsieur Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria, en sa qualité de Président de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO.
Plusieurs responsables d’institutions nationales et de l’organisation sous régionale y étaient également.
Cette session va ainsi permettre au Président de la conférence des chefs d’Etats de recevoir le serment des nouveaux parlementaires et les installer officiellement pour un mandat de 4 ans.
De fait, l’article 24b de l’acte additionnel relatif au renforcement des prérogatives du Parlement de la CEDEAO dispose que « Le poste de Président est attribué aux Etats membres par la conférence en fonction d’un système de rotation établi par ordre alphabétique des Etats ».
Après donc la Sierra Léone de 2020-2024 c’est au tour du Togo de pourvoir au poste de Président du Parlement de la CEDEAO.
Cependant indique le Président Nigerian que le Togo n’ayant pas encore présenté de candidature pour cause d’élections législatives en cours de préparation il garde tout de même la possibilité de pourvoir au poste à tout moment.
“Pour l’instant l’intérim est assuré par le Nigéria qui occupe la première vice-présidence”, a-t-il précisé.
Par il convient de souligner que la sous-région est à la croisée des chemins avec une multitude de défis sécuritaires, de paix, de développement durable, des défis auxquels vient s’ajouter la volonté de l’AES de sortir de la CEDEAO.
Ce départ de l’institution est plein de conséquences explique le président de la commission de la CEDEAO, Alieu Touray. Le Président nigérian, Bola Ahmed Tinubu, a abondé dans le même sens. Du haut de cette tribune il appelle à faire table rase du passé pour regarder de l’avant.
Tout en donnat des orientations aux membres de la 6ème législature, le Président Nigérian a aussi relevé le rôle déterminant de l’institution parlementaire et la nécessité de procéder à l’élection des représentants des peuples au suffrage direct pour renforcer leur légitimité.
















