Parlement confédéral du Sahel : le Togo honoré par la présence du Professeur Selom Klassou

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Par René DOKOU, le 25 Août 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Sous la devise « Un espace, un peuple, un destin », Niamey a accueilli, le 24 août 2026, au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, la toute première session confédérale des Parlements de la Confédération des États du Sahel (AES). Une étape institutionnelle majeure pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui voient naître leur Parlement confédéral, symbole d’une volonté partagée de donner une voix unique aux peuples du Sahel.

Un moment fondateur pour l’AES

La cérémonie inaugurale, présidée par Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée législative de Transition du Burkina Faso et Président des sessions confédérales de l’AES, s’est déroulée en présence du Premier ministre nigérien Lamine Zeine Ali Mahaman.

Quarante-cinq députés confédéraux, issus des Assemblées nationales des trois pays, ont été officiellement investis. Ils incarnent désormais une représentation commune, chargée de porter les aspirations régionales et de renforcer la cohésion politique face aux défis du Sahel.

Le message du Faso : l’intérêt supérieur du peuple

À la tribune, Ousmane Bougouma a relayé le discours du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso. Celui-ci a rappelé que le Parlement confédéral ne devait pas être une institution de prestige, mais un outil opérationnel au service des populations.
« Votre seule boussole doit être l’intérêt supérieur du peuple », a-t-il insisté, invitant les parlementaires à s’emparer des enjeux politiques régionaux et des débats géopolitiques internationaux.

Le Togo et le Tchad, invités d’honneur

Bien que non-membre de la Confédération, le Togo a été convié à cette rencontre historique. Son Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou, a conduit une délégation parlementaire et transmis les salutations du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.
Dans son allocution, Klassou a salué la création d’un espace commun de délibération et rappelé les liens historiques, culturels et linguistiques qui unissent le Togo aux pays de l’AES. Il a notamment évoqué le corridor reliant le Port autonome de Lomé à Ouagadougou et Niamey, qualifié d’« artère vitale » pour les échanges et la prospérité régionale.

Un plaidoyer pour la coopération parlementaire

Le Président Klassou a insisté sur la nécessité d’une coopération interparlementaire respectueuse des choix souverains de chaque État. Il a également abordé la question sécuritaire, soulignant que le terrorisme frappe indistinctement la sous-région, y compris le Togo.
Il a plaidé pour des lois harmonisées de lutte contre les groupes armés, des campagnes conjointes de sensibilisation dans les zones frontalières et une solidarité parlementaire accrue afin de redonner espoir à la jeunesse africaine.

Une institution tournée vers l’avenir

Cette session inaugurale s’inscrit dans le prolongement du processus entamé en 2023 avec la création de l’Alliance des États du Sahel, devenue Confédération en juillet 2024 à Bamako.

Les travaux se poursuivront avec l’adoption du règlement intérieur et la mise en place des commissions de travail, étapes essentielles pour donner corps à cette nouvelle institution.

Un symbole de souveraineté partagée

Au-delà des discours, l’installation du Parlement confédéral marque une avancée politique majeure pour l’AES. Elle traduit la volonté des trois nations de renforcer leur intégration et de bâtir une gouvernance commune face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.

Le Togo, invité d’honneur, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette dynamique, dans le respect des souverainetés nationales et au service des peuples du Sahel.

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