Par René DOKOU, le 24 Novembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le Togo signe une performance remarquable au 22ᵉ Concours d’agrégation du CAMES, confirmant la montée en puissance de sa recherche universitaire dans l’espace francophone africain. À mi-parcours comme lors de la proclamation finale, les enseignants-chercheurs togolais se sont imposés dans les sections de droit, d’économie et de gestion.
Depuis l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, où se déroulait la compétition, les premiers résultats ont donné le ton : deux universitaires de l’Université de Lomé, Kodjo Essé Kokou Joseph Junior et Wella Mazamesso, ont décroché le grade de Maître de conférences agrégé en droit public. En droit privé, trois nouveaux lauréats — Avengnon Koffi Edem (UL), Awoki Kougnontéma (UK) et Folly Messan Agbo (UL) — ont poursuivi cette dynamique prometteuse.
Une réussite d’autant plus significative que 113 candidats venus de 12 pays étaient évalués par un jury de 37 membres, dans l’un des concours les plus exigeants du calendrier académique africain.
La confirmation est tombée le 20 novembre avec les résultats définitifs : la section Sciences économiques ajoute quatre nouveaux agrégés issus des deux universités publiques du pays. Djahini-Afawoubo Dossè Mawussi, Bataka Hodabalo, Dandonougbo Yevessé et Sanoussi Yacobou rejoignent ainsi le rang des Maîtres de conférences agrégés.
Avec neuf admissions au total pour l’édition 2025, le Togo se hisse parmi les nations les plus performantes de cette session du CAMES. Une réussite qui reflète l’investissement croissant des établissements publics dans la formation doctorale, l’encadrement scientifique et l’intégration des réseaux académiques internationaux.
Le concours d’agrégation du CAMES, véritable porte d’entrée vers le corps des enseignants-chercheurs de rang intermédiaire, reste un passage déterminant. Y briller garantit non seulement une visibilité accrue, mais renforce aussi la crédibilité et l’attractivité des universités togolaises sur la scène africaine.
















