Par René DOKOU, le 24 Août 2026
(IMPARTIAL ACTU)- En 2025, l’économie togolaise a maintenu une trajectoire ascendante, avec une croissance réelle de 6,3 %, légèrement en retrait par rapport aux 6,5 % de l’année précédente. Cette performance globale s’appuie sur la vitalité du secteur secondaire (+7,5 %) et du tertiaire (+7 %), mais aussi sur la résilience du secteur primaire, qui reste au cœur de la création de richesses.
Le poids du secteur primaire
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), la valeur ajoutée brute réelle du secteur primaire s’est établie à 1 095,1 milliards de Fcfa en 2025. Une progression de 4,2 %, certes inférieure aux 5,7 % enregistrés en 2024, mais qui confirme la stabilité d’un pilier essentiel de l’économie nationale.
Agriculture et filières associées
La branche regroupant l’agriculture, l’élevage, la chasse, la sylviculture et l’exploitation forestière a progressé de 4,3 %. Cette évolution traduit la capacité des producteurs à maintenir leurs activités malgré les aléas climatiques et les défis liés aux marchés internationaux.
Politiques publiques et mécanisation
Pour consolider cette dynamique, les autorités misent sur une stratégie de modernisation agricole. L’accès aux intrants, la mécanisation, le financement, l’irrigation et les services techniques constituent les leviers principaux. Les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) jouent un rôle structurant en regroupant la production et en facilitant l’accès aux équipements et infrastructures de transformation.
Le ProMAT, un tournant stratégique
Lancé en 2025 pour une période de dix ans (2025-2034), le Programme de modernisation de l’agriculture (ProMAT) incarne une nouvelle étape. Son objectif : accroître la productivité et la compétitivité des filières locales, tout en renforçant leur résilience face aux changements climatiques. Ce dispositif ambitionne de transformer durablement le paysage agricole togolais et d’ouvrir la voie à une meilleure intégration des producteurs dans les chaînes de valeur.
Une croissance à consolider
Le ralentissement observé en 2025 ne remet pas en cause la solidité du secteur primaire. Il s’inscrit dans une tendance de stabilisation, où l’agriculture reste un moteur de l’économie nationale. La progression du secondaire et du tertiaire confirme que le pays diversifie ses sources de croissance, mais l’agriculture demeure un socle incontournable pour l’emploi, la sécurité alimentaire et la cohésion sociale.
Perspectives et défis
Le défi majeur réside désormais dans la capacité à transformer cette croissance en opportunités durables pour les populations. L’amélioration des infrastructures rurales, l’accès au financement et la valorisation des filières locales seront déterminants pour renforcer l’impact du secteur primaire sur le développement national.
















