Par René DOKOU, le 06 Mai 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé mercredi 6 Mai 2026, à la nomination de neuf nouveaux préfets. Ces désignations, entérinées par plusieurs décrets adoptés en conseil des ministres, concernent les préfectures de l’Oti, du Kpendjal, de Doufelgou, de Dankpen, de Blitta, de Mô, de Haho, d’Amou et du Moyen-Mono.
Renforcement de l’administration territoriale
Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’administration territoriale et d’améliorer la gouvernance locale. Les nouveaux responsables auront pour mission d’assurer la représentation de l’État dans leurs circonscriptions et de veiller à la mise en œuvre des politiques publiques.
Des profils expérimentés
La liste des personnalités nommées témoigne d’un choix orienté vers l’expérience et la discipline administrative. Plusieurs officiers supérieurs à la retraite et hauts responsables de l’administration figurent parmi les nouveaux préfets.
Ainsi, le colonel à la retraite Kondi Kidighan prend la tête de la préfecture de l’Oti, tandis que le commissaire divisionnaire à la retraite Balaté Mikidjièbe est nommé au Kpendjal. Le colonel à la retraite Aziaba Ayi Sessi dirigera Doufelgou, et le colonel Akpamoura Koffi prend les commandes de Dankpen.
Diversité des parcours
Dans les autres préfectures, les nominations traduisent également une diversité de profils. Anakpa Mani est désigné préfet de Blitta, tandis que le chef d’escadron Agoh Mazamesso prend la direction de Mô.
Le colonel à la retraite Gnakou Aloègnim est nommé à Haho, Gavlo Komi Amen Martin à Amou, et enfin le colonel à la retraite Gnakouafre Yao devient préfet du Moyen-Mono.
Ces choix reflètent une volonté de combiner expertise militaire, expérience administrative et engagement civique pour assurer une gestion efficace des territoires.
Objectifs de gouvernance
Au-delà des nominations, le gouvernement met en avant une stratégie de consolidation de l’État dans ses missions de proximité. Les préfets sont appelés à jouer un rôle central dans la coordination des services déconcentrés, la supervision des projets de développement et le maintien de l’ordre public.
Ils devront également renforcer le dialogue avec les populations locales, promouvoir la cohésion sociale et accompagner la mise en œuvre des réformes engagées par l’exécutif.
Un signal politique
Ces changements interviennent dans un contexte où l’administration territoriale est appelée à s’adapter aux défis contemporains : urbanisation croissante, besoins en infrastructures, et exigences de transparence dans la gestion publique.
La nomination de responsables aguerris apparaît comme un signal politique fort, traduisant la volonté du président Faure Gnassingbé de consolider l’efficacité de l’État au niveau local et de garantir une meilleure coordination entre les institutions centrales et les collectivités.
Perspectives
Avec ces nouvelles désignations, les neuf préfectures concernées s’apprêtent à accueillir des dirigeants investis d’une mission stratégique : rapprocher l’action publique des citoyens et assurer la continuité de l’État dans toutes ses dimensions.
Leur réussite dépendra de leur capacité à conjuguer discipline administrative, écoute des populations et dynamisme dans la conduite des projets de développement.
















