Par René DOKOU, le 28 Avril 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La 27ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des Ministres de la Santé de la CEDEAO s’est achevée le 25 avril 2026 à Freetown, en Sierra Leone, sur une série de résolutions majeures. Les ministres ont approuvé le Cadre régional pour l’élimination du paludisme, adopté la Charte de Freetown pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, et réaffirmé leur engagement en faveur d’un financement durable des systèmes de santé.
Ces décisions traduisent une volonté politique forte de transformer les engagements en actions concrètes, dans une région où les défis sanitaires restent considérables.
Paludisme : une priorité régionale
Le paludisme demeure l’un des principaux fléaux de santé publique en Afrique de l’Ouest. Les ministres ont insisté sur l’urgence d’une action coordonnée, rappelant que « les maladies ne connaissent pas de frontières ». Le cadre adopté vise à harmoniser les stratégies nationales, renforcer la surveillance épidémiologique et promouvoir l’innovation dans la lutte contre la transmission.
L’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) a présenté un plan stratégique qui met l’accent sur la prévention, l’accès aux traitements efficaces et la mobilisation des ressources domestiques, dans un contexte de baisse des financements extérieurs.
Réduction de la mortalité maternelle et infantile
La Charte de Freetown marque une étape importante dans la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Les États membres s’engagent à intensifier les investissements dans les soins obstétricaux et néonatals, à améliorer la formation du personnel de santé et à renforcer la disponibilité des infrastructures.
Cette charte vise également à accroître la redevabilité des gouvernements et à promouvoir des politiques inclusives, afin que chaque femme et chaque enfant bénéficie de soins de qualité, quel que soit son lieu de résidence.
Financement durable des systèmes de santé
Un autre axe majeur des discussions a porté sur la nécessité de bâtir des systèmes de santé résilients. Les ministres ont souligné l’importance d’une mobilisation accrue des ressources internes pour réduire la dépendance aux financements extérieurs.
Le rapport annuel 2025 de l’OOAS, examiné lors de la session, a mis en évidence des progrès notables mais aussi des défis persistants, notamment en matière d’efficacité et de transparence. Les États membres ont convenu de renforcer la gouvernance et d’améliorer la gestion des ressources pour accroître l’impact des interventions.
Vers une action collective renforcée
Les échanges ont montré une convergence de vues sur l’importance d’une solidarité régionale. Les ministres ont appelé à intensifier les partenariats avec les acteurs techniques et financiers, tout en consolidant les mécanismes de coordination entre pays.
La session s’est conclue par l’adoption du rapport final et du communiqué officiel, lus par le représentant du Ministre de la Santé du Ghana. Ces documents rendent compte des principales décisions et fixent les orientations stratégiques pour les années à venir.
Un tournant pour la santé en Afrique de l’Ouest
En adoptant ces résolutions, la CEDEAO affirme sa détermination à relever les défis sanitaires majeurs de la région. L’élimination du paludisme, la réduction de la mortalité maternelle et infantile, et le renforcement des systèmes de santé constituent désormais des priorités partagées.
La 27ᵉ session ordinaire de Freetown apparaît ainsi comme un tournant, posant les bases d’une action collective plus efficace et plus résiliente, au service des populations ouest-africaines.
















